Plusieurs façons différentes d'appeler cette mystérieuse femme semblent d'ailleurs exister.
La façon la plus populaire reste quand même la suivante. S'enfermer dans une salle de bain pourvue d'un grand miroir, y éteindre les lumières afin de s'y retrouver dans le noir complet, et allumer deux bougies placées de chaque côtés du miroir. Fixez celui-ci très attentivement, droit dans les yeux de votre propre réflexion et débutez ensuite à prononcer à voix très basse, invitante, le nom de "Bloody Mary", puis commencez à tourner sur vous-même.
Tout en continuant de tourner, invoquez le nom de l'esprit de plus en plus fort, presque comme un chant, pour que vers la treizième fois, vous l'imploriez en criant. A chaque tour sur vous-même, fixez le miroir.
Au treizième tour, votre réflexion sera maintenant celle de la Vierge sanglante.
Selon la vraisemblance il est également raconté que si vous disiez sept fois "hell mary" devant un miroir l'image de Satan serait visible, si vous le disiez trois fois le miroir serait de couleur rouge et après cinq fois un visage sombre serait visible.
Cette légende a tellement été prise au sérieux, qu'en 1978, aux Etats-Unis, la folkloriste Janet Langlois décida d'écrire un essai sur cette histoire. Jan Harold Brunvand, connu pour nous avoir familiarisé avec le terme "légende urbaine", à titré cette histoire "Je crois en Marie la pire" et l'a inclue dans son livre "The Mexican pet" en 1986. On l'utilise encore dans certains cours universitaires sur les légendes urbaines en Amérique.
Une autre croyance, est celle de provoquer l'apparition de Boody Mary en ajoutant à son nom la phrase suivante : "Bloody Mary, I killed your baby !" (Vierge sanglante, j'ai tué ton enfant !).
Cependant, on raconte qu'une telle invocation provoquerait une attaque sauvage et sans merci de l'entité.
Plusieurs personnes pensent que Bloody Mary serait la Vierge Marie venue vous avertir de ne pas jouer avec son nom, ni avec celui de son Fils Jésus. D'autres racontent que jadis, elle était une sorcière que les habitants de son village auraient brûlée vive et que quiconque invoquerait son nom serait frappé par la malédiction dont elle menaça ses bourreaux. Une minorité dit aussi qu'elle serait l'esprit d'une femme décédée avec son fils, brûlés vifs dans un accident de voiture.
Tant d'histoires différentes, mais laquelle croire ?
La plupart du temps, les gamins sont trop effrayés pour terminer le rituel. Qui peut les blâmer, lorsqu'on sait les conséquences que cela peut avoir !
Alors, serez-vous assez brave pour tenter l'expérience ?
